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Comment savoir si vous payez trop cher votre contrat de copieurs ?

Publié le 8 min de lecturePar PROXIA GROUP

Pourquoi vous avez deux contrats et pas un seul

C'est le point que presque personne n'a en tête, et c'est celui qui explique la plupart des mauvaises surprises.

Quand vous « louez un copieur », vous signez en réalité deux engagements distincts. Le premier est un contrat de location financière conclu avec un bailleur, qui est un organisme de financement : Grenke, BNP Paribas Leasing Solutions ou Crédit Mutuel Leasing, selon les dossiers. Ce bailleur achète la machine, en reste propriétaire, et vous verse des loyers pendant toute la durée. Le second est un contrat de maintenance, souvent appelé coût par copie, signé avec le fournisseur qui livre et entretient la machine.

La conséquence est brutale : si votre copieur tombe en panne et que la maintenance ne suit plus, vous devez quand même continuer à payer les loyers au bailleur. Ce sont deux contreparties différentes. Arrêter unilatéralement de payer vous met en tort, même quand vous avez raison sur le fond.

Les tribunaux ne sont pas totalement fermés à l'argument inverse. Ils reconnaissent régulièrement que la location, la fourniture et la maintenance forment une même opération économique, et que l'annulation du contrat principal peut entraîner la caducité du financement. La cour d'appel de Colmar l'a jugé le 28 mars 2024. Mais ces décisions se gagnent avec des mises en demeure écrites et des preuves de pannes, pas en suspendant les prélèvements.

Les quatre chiffres à sortir de votre contrat

Prenez le contrat, et cherchez ces quatre lignes. L'exercice demande dix minutes.

Le loyer mensuel ou trimestriel. Vérifiez s'il est indexé, et sur quel indice. Une indexation annuelle silencieuse suffit à faire dériver un contrat sur cinq ans.

Le coût par page en noir et blanc. Il est facturé au compteur, séparément de la couleur.

Le coût par page en couleur. Il est en général plusieurs fois supérieur au noir. Si vos équipes impriment en couleur par défaut alors que le document n'en a pas besoin, l'écart est entièrement pour vous.

Le volume minimum. Beaucoup de contrats facturent un forfait de pages, imprimées ou non. Une entreprise qui a réduit ses impressions depuis la signature, ce qui est le cas de la plupart depuis le télétravail, paye alors pour du papier qu'elle ne consomme plus.

Regardez enfin ce que le coût par copie ne couvre pas. Il inclut généralement le toner, les pièces, la main-d'œuvre et les déplacements. Il exclut souvent le papier, les agrafes et certains consommables. Ces exclusions n'apparaissent pas sur la facture mensuelle, elles arrivent séparément, et c'est pour cela qu'on les oublie dans le calcul.

Quelle est la durée normale d'un contrat de copieurs ?

Il n'existe aucune durée légale. Le contrat fait foi, et c'est justement ce qui rend la comparaison utile.

En pratique, le marché français se situe entre 36 et 60 mois, avec des formules qui vont jusqu'à 63 mois. Grenke, l'un des principaux bailleurs du secteur, commercialise ainsi en 2026 une offre de coût par copie sur des durées de 18 à 63 mois.

Un point de repère simple : plus la durée est longue, plus le loyer mensuel paraît bas, et plus le coût total est élevé. Un commercial qui répond à « c'est trop cher » en allongeant la durée ne vous a pas fait baisser le prix. Il a baissé la mensualité.

« On rachète votre contrat » : qu'est-ce que cela veut dire exactement ?

C'est la phrase la plus fréquente du secteur, et la plus mal comprise. Elle mérite d'être traduite.

Un nouveau fournisseur ne peut pas annuler le bail que vous avez signé avec votre bailleur actuel. Il n'est pas partie à ce contrat. Ce qu'il peut faire, c'est verser une participation destinée à couvrir les loyers restant dus, négocier un décompte de sortie, ou, le plus souvent, réintégrer ce solde dans le nouveau financement. Dans ce dernier cas, vous ne payez pas moins : vous payez l'ancien matériel à l'intérieur du loyer du nouveau, étalé sur une durée plus longue.

Le risque concret, lui, est de se retrouver avec deux contrats actifs en même temps, parce que l'ancien n'a jamais été formellement soldé. La DGCCRF a mené une enquête entière sur ces pratiques de démarchage en location financière auprès des professionnels. Et la cour d'appel de Versailles a jugé, le 16 mai 2024, un litige où la promesse de prise en charge du contrat précédent n'avait pas été tenue.

La parade tient en une phrase, et elle vaut la peine d'être apprise par cœur : exigez du bailleur d'origine, par écrit, un décompte de clôture, et ne signez rien avant de l'avoir reçu. Pas une promesse du commercial. Un document du bailleur.

La loi Chatel vous protège-t-elle ?

Probablement pas, et c'est une croyance coûteuse.

L'article L.215-1 du code de la consommation impose au professionnel d'informer son client de la date limite de résiliation avant une reconduction tacite. L'article L.215-3 étend ce régime aux contrats conclus entre un professionnel et un non-professionnel. Mais une entreprise qui souscrit un copieur pour son activité est, dans la plupart des cas, un professionnel : elle ne bénéficie donc pas automatiquement de ce dispositif. Ce sont alors les préavis prévus par les conditions générales qui s'appliquent, et ils sont parfois de six mois.

Une protection différente existe, et elle est souvent confondue avec la première. L'article L.221-3 du même code accorde une information précontractuelle et un droit de rétractation au professionnel employant au plus cinq salariés, pour un contrat conclu hors établissement, lorsque l'objet du contrat n'entre pas dans le champ de son activité principale. Une cour d'appel l'a appliqué en 2024 à une infirmière libérale démarchée pour un photocopieur. Les cabinets et petites structures démarchées sur place sont donc dans une position bien meilleure qu'ils ne le croient.

Les six vérifications à faire aujourd'hui

  1. Notez la date d'échéance de votre bail financier, et celle de votre contrat de maintenance. Elles sont rarement identiques.
  2. Notez le préavis de résiliation de chacun, et posez un rappel trois mois avant.
  3. Relevez les compteurs réels, en noir et en couleur, et comparez-les au volume minimum facturé.
  4. Vérifiez l'existence d'une clause d'indexation, et son indice.
  5. Calculez le coût total restant, loyers plus maintenance, jusqu'à l'échéance. C'est votre seule position de négociation.
  6. Si l'on vous propose un renouvellement anticipé, demandez le décompte de clôture écrit du bailleur avant toute signature.

Ce que change un guichet unique

Une PME qui a signé son copieur, sa téléphonie et son infogérance à trois moments différents se retrouve avec trois échéances, trois préavis, trois interlocuteurs, et aucune vue d'ensemble. Chaque contrat est renégocié isolément, au moment où le fournisseur le décide, jamais au moment où l'entreprise est en position de force.

C'est exactement ce que PROXIA GROUP corrige. Nous auditons l'ensemble des contrats techniques, nous coordonnons les sorties, et nous ramenons le tout à un interlocuteur et une facture. La remise à plat se fait alors au moment que vous choisissez, avec toutes les échéances sous les yeux.

Questions fréquentes

Peut-on résilier un contrat de copieurs avant son terme ?
Oui, mais rarement sans coût. La résiliation anticipée déclenche en général l'exigibilité de tous les loyers restant dus, majorés d'une pénalité. C'est le montant à connaître avant d'entamer toute discussion, pas après.
Que se passe-t-il si le copieur tombe en panne à répétition ?
Le manquement concerne le contrat de maintenance, pas le bail financier. Il faut mettre le mainteneur en demeure par écrit et conserver la trace de chaque intervention. Cesser de payer les loyers du bailleur vous met en tort.
Le coût par page inclut-il le papier ?
Presque jamais. Il couvre habituellement le toner, les pièces, la main-d'œuvre et les déplacements. Le papier et les agrafes sont facturés à part.
Comment savoir si mon prix est au niveau du marché ?
En comparant le coût complet, loyers plus coût par page réellement consommé, et non la seule mensualité. Deux offres de mensualité identique peuvent différer du simple au double sur la durée totale.

PROXIA GROUP audite gratuitement vos contrats d'impression, sans engagement.

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